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L'écologithèque.com
CHRONIQUE LIVRE
du 8 juillet 2010


« Chacun à notre niveau, dans notre propre jardin et notre logement, nous pouvons déjà faire en sorte de moins gaspiller, voire de nous constituer aussi des réserves en collectant par exemple l’eau de pluie, en mettant en place des systèmes de recharges des nappes souterraines… »
Parce qu’il ne suffit pas d’aller manifester dans les rues pour réclamer des mesures environnementales, même si c’est indispensable, parce qu’il ne suffit pas de verser des dons aux associations qui défendent des projets écologiques où luttent pour la protection des écosystèmes, même si c’est nécessaire, parce qu’il ne suffit pas de demander aux autres de changer de comportements et de devenir éco-responsables, même si c’est essentiel, il est urgent de mettre en œuvre dans son quotidien — autant qu’on le peut, avec ses contradictions, ses impératifs et ses contraintes — un mode de vie plus compatible avec ses idées et ses besoins, en préservant les ressources naturelles, en consommant moins et en polluant moins. Chacun de nous peut et doit prendre en compte la donnée écologique, peut et doit l’appliquer dans sa vie de tous les jours.
Pourquoi alors ne pas commencer par l’eau, une ressource dont nous usons sans toujours nous apercevoir de sa rareté et de son importance vitale.
Le livre Récupérer et recycler l’eau, de Philippe Asseray, dans la collection Planète écologie de Rustica éditions peut nous y aider.

Dans un premier chapitre, l’auteur donne des « tuyaux » afin de réduire et d’optimiser notre consommation d’eau. Des gestes simples, des installations mieux adapter, des habitudes à corriger, autant de moyens d’économiser et de « rentabiliser » sa consommation tout en faisant des économies (d’eau et d’argent). Des astuces à mettre en œuvre pour les moins bricoleurs (comme moi), des explications, des « trucs » pour le jardin et le potager.
Vient ensuite la récupération d’eau. L’eau de pluie est une ressource gratuite, alors pourquoi ne pas la récupérer et la stocker dans des conditions sanitaires optimales. Voilà ce que propose Philippe Asseray. Dans ce chapitre il est question de réglementation, des utilisations possibles de l’eau de pluie et de règles de stockages. On découvre ou redécouvre toutes ses utilisations. Plus loin il est encore question de réserve naturelle et de recyclage des eaux grises.

Des schémas et des photos illustrent le propos de Récupérer et recycler l’eau, un ouvrage qui s’avérera fort utile si l’on décide de se prendre en charge et de maîtriser sa consommation d’eau. Moins polluer et ne pas puiser davantage que ce dont on a besoin devraient guider nos conduites dans la gestion quotidienne de notre vie. L’idée d’une responsabilité individuelle pour tout ce qui touche à notre façon d’exister, de consommer et de nous comporter est loin d’être triviale. Elle est essentielle pour soi et pour la collectivité. L’eau est à la base de la vie, la gaspiller et la souiller n’est plus tolérable (lavages de bagnoles, eau potable dans les toilettes, arrosages intensifs, golfs, etc.).

Récupérer et recycler l’eau un livre utile et responsable. Avoir des convictions et militer pour la préservation de la Planète, c’est bien, les mettre en pratique c’est encore mieux.



Récupérer et recycler l’eau (Bien l’utiliser sans la gaspiller), de Philippe Asseray, col. Planète écologie, Rustica éditions



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