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L'écologithèque.com
UNE CHRONIQUE LIVRE
du 18 janvier 2010
de
Philippe BAINIER




Plus personne n'ignore aujourd'hui que la santé humaine est tributaire de l'environnement en général, du climat et des conditions météorologiques en particulier. C'est pourtant tout récemment que l'on a commencé à redouter les répercussions sur notre santé du réchauffement planétaire annoncé par certains dès le XIXe siècle avec l'avènement de l'ère industrielle. Canicules de plus en plus fréquentes, retour du paludisme là où il avait été éradiqué, émergence de maladies jusqu'alors inconnues en certains endroits de la planète, augmentation des allergies, nouveaux risques sanitaires liés à la montée des eaux, aux épisodes de sécheresse ou encore aux déplacements de populations: les motifs d'inquiétude de manquent pas. Et pourtant l'auteur n'est pas alarmiste.

L'auteur, Jean Pierre Besancenot, chercheur au CNRS, enseigne la santé environnementale à la faculté de médecine de Dijon, et l'un des rares chercheurs français qui étudie l'effet des variations climatiques sur la santé. Dans une première partie, il définit les notions de changements climatiques, de réchauffement planétaire, et d'effet de serre.
Ensuite, dans les deux autres parties, l'auteur essaye de réfléchir sur l'évolution des différentes maladies par rapport au dérèglement climatique: maladies infectieuses et parasitaires; maladies non infectieuses.
Dans la dernière partie, il traite des effets indirects des changements climatiques sur la santé. En conclusion, pour l'auteur, il est difficile de prévoir l'augmentation ou pas des maladies dues au réchauffement planétaire. L'augmentation de la température n'est pas le seul vecteur entrant en jeu. Jean-Pierre Besancenot pense que c'est plutôt l'effet de l'homme qui engendra l'augmentation des maladies. Il souligne que les vrais déterminants de l'état de santé de l'humanité en 2050 ou en 2100 seront avant tout d'ordre démographique et socio-économique.
Le climat interviendra sur la santé publique, certes, mais différemment selon que l'on est un pays riche ou un pays en développement. La dégradation de notre planète par l'homme, notamment la déforestation, la pollution de l'air et de l'eau, est un facteur plus important que l'augmentation de la température et du niveau de la mer.
L'autre vecteur important est le déplacement de population, notamment des réfugiés climatiques. Ainsi, les déplacements de population et la concentration de population dans des camps de réfugiés seront des facteurs d'augmentation des maladies. L'inégalité sanitaire ira en augmentant. Les pays industrialisés pourront s'adapter à ces maladies, tandis que les pays pauvres subiront encore et compteront leurs morts.


Notre santé à l'épreuve du changement climatique, de Jean-Pierre Besancenot, éd. Delachaux et Niestle

Pour en savoir plus :


Philippe Bainier


Né en 1973 à Verdun, Philippe BAINIER est gérant d'une librairie sur le net, Planète Métis, l'écologie en livres, spécialisée en écologie, développement durable, nature, bio, jardinage, visible à cette adresse:



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