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L'écologithèque.com
CHRONIQUE LIVRE
du 9 juin 2010




« De manière générale, l’industrie nucléaire et ses VRP politiques […] ont besoin du secret de l’information et de son corollaire, l’ignorance de la population. Informer et rendre visible est donc une priorité. »
Désobéir au nucléaire, par Les Désobéissants aux éditions Le passager clandestin dans la collection Désobéir, est un ouvrage d’une soixante de pages qui, justement, se charge d’informer et de donner les « bons tuyaux » à ceux qui désirent agir contre le nucléaire, mais aussi et surtout résister pacifiquement et légalement contre cette industrie polluante et dangereuse pour l’humanité et la Planète.

Après un premier chapitre qui remet en mémoire ce qu’est le nucléaire civil et militaire, mais aussi les raisons de s’y opposer — quelques exemples parmi d’autres : « L’usine d’extraction du plutonium de la Hague rejette à elle seule dans l’air et dans la mer davantage de radioactivité que l’ensemble des réacteurs nucléaires de la planète… » ;  « Le nucléaire n’est pas propre. […] L’industrie nucléaire française produit chaque année 60 000 tonnes de déchets radioactifs et stocke plus d’un million de mètres cubes de ces déchets…» ; « Le nucléaire est vulnérable au réchauffement climatique, et n’en constitue pas la solution… » —, Désobéir au nucléaire retrace une Petite histoire de la désobéissance au nucléaire.
Celle-ci commence par Josef Rotblat au moment du projet Manhattan de construction de la première bombe nucléaire aux Etats-Unis, passe par le Rainbow Warrior de Greenpeace, continue avec le collectif « Non au missile M51 », pour s’arrêter un instant sur le blocage par les militants antinucléaires des trains de déchets radioactifs…
Un chapitre qui accessoirement démontre que la lutte n’est pas figée, qu’elle évolue dans le temps ainsi que dans ses modalités — et qu’il faut la continuer pour « convaincre une majorité de pays européens de sortir du nucléaire. »

Le chapitre Agir recense les formes d’actions possibles, tant au point de vue individuel que collectif. Il s’agit par exemple de se fournir de l’électricité à Enercoop, ou de rendre plus coûteux le fonctionnement général d’EDF en payant par chèques ses factures (en fractionnant les sommes). Ou encore de participer aux actions « Clan du néon » qui consiste à éteindre les enseignes nocturnes des magasins de votre ville ou village.
Les moyens d’agir ne manquent pas. Désobéir au nucléaire en répertorie de nombreux, donnent des adresses Internet, des noms d’associations à contacter, etc.

À travers ses pages, Désobéir au nucléaire est une invite à s’investir davantage dans la désobéissance au nucléaire de manières aussi diverses que nombreuses.
Désobéir au nucléaire ne coûte que 5 euros, il serait dommage de s’en priver.

Nucléaire, non merci !

Désobéir au nucléaire, par Les Désobéissants, col. désobéir, éd. Le passager clandestin

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