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L'écologithèque.com
LA CHRONIQUE DVD
du 30 novembre 2009





Le déballastage est l’une des pollutions les plus importantes qui frappent les mers et les océans. Des centaines de traces satellites de ces « dégazages » sont répertoriées chaque année.
Dégazez, y’a rien à voir, de Philippe Lucas, chez Aligal production,  est un documentaire court (23’) qui en dit long sur cette pratique néfaste. Un problème récurrent auquel les commandants de bateaux doivent faire face : l’élimination des déchets d’hydrocarbure issus de l’alimentation des moteurs.
Un exemple : un porte-conteneurs peut consommer jusqu’à 300 tonnes/jour de carburant, sur lesquels 1 % devient des déchets, autrement appelés des boues — dans ce cas, 3 tonnes/jour. En théorie, dans chaque port commercial une structure se charge de la collecte et du retraitement de ces déchets. Pourquoi certains commandants préfèrent-ils risquer une amende et une condamnation en rejetant ces boues à la baille ?
La réponse est encore une fois l’argent. Le temps pris par cette collecte a un coût. Un navire immobilisé à quai ne rapporte pas. Dans une économie basée uniquement sur le profit immédiat, le déballastage et la pollution maritime ont encore de beaux jours devant eux.

Dégazez, y’a rien à voir ne s’intéresse pas au spectaculaire. Le documentaire questionne les acteurs, les commandants, les marins, les autorités. Des solutions, notamment en Hollande, sont mises en place pour gagner ce temps si précieux : pomper les déchets dans des conditions optimales est un but à atteindre. Certains bateaux affichent un label vert, retraitent et trient leurs déchets, mais ils sont très loin d’être la majorité. Des organisations non-gouvernementales agissent pour faire respecter le droit.
Le fait est que l’une des solutions à ces déballastages sauvages reste la peur du gendarme et de l’amende. Le jour ou les contraventions seront plus élevées et les risques pénaux plus importants, les armateurs et les commandants peu scrupuleux y réfléchiront à deux fois avant de «dégazer».

Dégazez, y’a rien à voir, par son contenu et sa durée, peut aussi servir de point de départ à une discussion dans les milieux scolaires. À conseiller, donc, aux professeurs.


Dégazez, y’a rien à voir, de Philippe Lucas, éd. Aligal Production

Pour en savoir plus : http://www.aligal.com



Christophe Léon

www.christophe-leon.fr


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